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# Violences conjugales : reconnaître l'emprise et protéger sa santé mentale
**URL:** https://www.drsatlimina.com/violences-conjugales/
Date: 2026-10-14
Author: Dr. Mina SATLI
Post Type: post
Summary: Les violences conjugales désignent tout comportement d’un partenaire ou d’un ex-partenaire qui cause un préjudice physique, sexuel ou psychologique : agressions, contrainte, humiliations, menaces, contrôle. Elles abîment la santé mentale de la personne qui les subit, souvent pendant des années. Si vous êtes en danger immédiat au Maroc, appelez le 141 (SAMU) ou rendez-vous aux...
Categories: Santé mentale au Maroc
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Les **violences conjugales** désignent tout comportement d'un partenaire ou d'un ex-partenaire qui cause un préjudice physique, sexuel ou psychologique : agressions, contrainte, humiliations, menaces, contrôle. Elles abîment la santé mentale de la personne qui les subit, souvent pendant des années. Si vous êtes en danger immédiat au Maroc, appelez le **141 (SAMU)** ou rendez-vous aux urgences.
Ce que vous vivez n'est pas de votre faute, et vous n'avez pas à le porter seule. Cet article explique comment reconnaître les violences conjugales, en particulier la violence psychologique et l'emprise, quelles traces elles laissent sur la santé mentale, comment aider une proche, et quels soins aident à se reconstruire.
**À retenir**
- Selon l'OMS, environ une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles d'un partenaire intime, ou des violences sexuelles d'une autre personne.
- Les violences conjugales augmentent le risque de dépression, de stress post-traumatique, de troubles anxieux et du sommeil (OMS).
- La violence psychologique (humiliations, contrôle, isolement) est souvent la première phase du cycle des violences.
- En cas de danger immédiat ou d'idées suicidaires, appelez le 141 (SAMU) au Maroc ou rendez-vous aux urgences.
## Que recouvrent les violences conjugales ?
Les violences conjugales recouvrent toutes les formes de violence exercées dans une relation intime, pendant la vie commune ou après la séparation. Selon l'[OMS](https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/violence-against-women), la violence entre partenaires intimes inclut l'agression physique, les relations sexuelles sous contrainte, la violence psychologique et tout autre acte de domination.
Les violences conjugales sont fréquentes. D'après l'OMS, environ une femme sur trois dans le monde (31,6 %) a été exposée au cours de sa vie à des violences physiques ou sexuelles d'un partenaire intime, ou à des violences sexuelles d'une autre personne. Parmi les femmes de 15 ans et plus ayant déjà été en couple, 24,7 % ont subi des violences physiques ou sexuelles de la part d'un mari ou d'un partenaire.
1 femme sur 3a subi des violences d'un partenaireou des violences sexuelles au cours de sa vieSource : OMS, aide-mémoire Violence à l'égard des femmes
L'OMS ajoute que la fréquence réelle est probablement bien plus élevée que celle rapportée, car les violences conjugales restent très stigmatisées. La [HAS](https://www.has-sante.fr/jcms/p_3104867/fr/reperage-des-femmes-victimes-de-violences-au-sein-du-couple) rappelle que toutes les femmes peuvent être concernées, quels que soient leur âge, leur milieu social, leur état de santé ou leur handicap, et que les hommes peuvent aussi en être victimes, même si les femmes restent les premières touchées.
Selon la HAS, les violences au sein du couple prennent plusieurs formes, psychologiques, verbales, physiques, sexuelles ou économiques, le plus souvent répétées et cumulées. Elles évoluent par cycles successifs, qui augmentent en intensité et en fréquence avec le temps. C'est pourquoi un repérage précoce compte : les violences ont tendance à s'aggraver.
## La violence psychologique : comment la reconnaître ?
La violence psychologique est la forme la plus difficile à reconnaître, parce qu'elle ne laisse pas de traces visibles. Selon le rapport du [Haut-Commissariat au Plan](https://m.hcp.ma/file/243620) sur l'enquête nationale marocaine de 2019, elle consiste en actes et propos répétés de dévalorisation et d'humiliation, de contrainte et d'isolement, qui visent à réduire la confiance et l'estime de soi de la victime.
Le même rapport la décrit comme la première phase du cycle des violences, qui s'installent progressivement dans le couple et peuvent aboutir à des violences physiques ou sexuelles. Plusieurs signes, pris ensemble, doivent alerter :
- **Dénigrement** : critiques constantes, moqueries, insultes, en privé ou devant les autres.
- **Contrôle** : surveillance du téléphone, des sorties, des dépenses ou des tenues.
- **Isolement** : interdiction ou découragement de voir sa famille et ses amies.
- **Menaces** : de partir avec les enfants, de couper l'argent, de faire du mal.
- **Peur** : marcher sur des œufs, adapter chaque geste pour éviter une crise.
- **Culpabilisation** : s'entendre dire que tout est de sa faute.
- **Contrôle économique** : salaire confisqué, interdiction de travailler, argent donné au compte-gouttes.
Aucun de ces comportements n'est une preuve d'amour ni une simple dispute de couple. Une dispute oppose deux personnes qui gardent chacune leur liberté de parole ; la violence installe la peur et la domination d'un partenaire sur l'autre. Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces situations, parlez-en à une personne de confiance ou à un professionnel de santé.
## Quelles conséquences sur la santé mentale ?
Tristesse, peur ou troubles du sommeil sont des réactions qui se soignent.
Les violences conjugales ont des conséquences lourdes sur la santé mentale. D'après l'OMS, elles peuvent entraîner des dépressions, des états de stress post-traumatique et d'autres troubles anxieux, des troubles du sommeil, des troubles liés à la consommation d'alcool et des tentatives de suicide.
Le corps porte aussi la trace des violences conjugales. L'OMS cite des maux de tête, des douleurs dorsales, abdominales ou pelviennes chroniques, des troubles digestifs et un mauvais état de santé général. Selon les estimations mondiales de 2025 citées par l'OMS, la violence d'un partenaire intime est la quatrième cause de morbidité chez la femme. Ces symptômes physiques amènent souvent à consulter, sans que la cause soit dite.
Ces troubles sont des réactions compréhensibles à une menace répétée, et ils se soignent. Le stress post-traumatique, par exemple, associe souvenirs envahissants, cauchemars, hypervigilance et évitement ; notre article sur le [stress post-traumatique](https://www.drsatlimina.com/stress-post-traumatique-symptomes-prise-en-charge/) décrit ses symptômes et ses traitements.
Les violences conjugales affectent aussi la vie sociale et professionnelle. Selon l'OMS, les femmes concernées peuvent subir un isolement, une incapacité à travailler, des pertes de revenu et une capacité limitée à prendre soin d'elles-mêmes et de leurs enfants. Cet isolement renforce la dépendance envers le partenaire violent.
## Pourquoi est-il si difficile d'en parler ou de partir ?
Il est difficile de parler ou de partir parce que les violences conjugales installent la peur, la honte et une dépendance progressive, ce qu'on appelle l'emprise. La HAS cite la méconnaissance du phénomène d'emprise parmi les freins au repérage par les médecins. Sous emprise, la victime finit par douter d'elle-même, minimise ce qu'elle vit et se sent responsable.
D'autres obstacles pèsent. La peur des représailles, la dépendance financière, l'inquiétude pour les enfants, le regard de la famille ou de l'entourage retiennent souvent. Au Maroc, le rapport du Haut-Commissariat au Plan indique que 39,8 % des jeunes filles de 15 à 19 ans interrogées en 2019 étaient d'accord avec l'idée que la violence conjugale est une affaire privée qu'il ne faut pas révéler.
Selon le même rapport, cette perception dissuade les victimes de chercher de l'aide extérieure. La HAS fait le même constat : le plus souvent, les femmes n'abordent pas spontanément les violences qu'elles subissent. Partir est une décision qui se prépare, souvent en plusieurs étapes, et personne n'a à juger le temps qu'elle prend.
## Quels facteurs augmentent le risque de violences conjugales ?
Aucun facteur n'excuse la violence, mais l'OMS en décrit plusieurs qui augmentent le risque de commettre ou de subir des violences conjugales. Au niveau individuel et du couple, elle cite notamment :
- l'exposition à la maltraitance pendant l'enfance et à la violence familiale ;
- les troubles de santé mentale et l'usage nocif de l'alcool, chez les auteurs comme chez les victimes ;
- les attitudes qui présentent la violence comme normale, et la domination masculine dans le couple ;
- un faible niveau d'instruction.
L'OMS cite aussi des facteurs collectifs : normes sociales qui limitent l'autonomie des femmes, pauvreté, chômage, mariage d'enfants et lois discriminatoires. Selon elle, l'inégalité entre les femmes et les hommes est l'une des causes profondes de ces violences.
## Que faire si vous êtes en danger ?
Si vous êtes en danger immédiat, votre sécurité passe avant tout : appelez le **141 (SAMU)** au Maroc ou rendez-vous aux urgences, et mettez-vous à l'abri chez une personne de confiance si vous le pouvez. Une blessure, une menace de mort ou des idées suicidaires sont des urgences.
En dehors de l'urgence, plusieurs démarches aident à se protéger. Elles se préparent à votre rythme, sans précipitation :
- **Parler à une personne de confiance** : une amie, une sœur, un collègue, qui peut vous accueillir en cas de besoin.
- **Consulter un médecin** : il peut soigner, constater les violences dans un certificat et vous orienter.
- **Garder des preuves** : certificats, messages, photos, à conserver en lieu sûr, hors de portée du partenaire.
- **Connaître vos droits** : selon la HAS, les violences sont interdites et punies par la loi, et la victime peut déposer plainte.
- **Préparer un plan** : papiers d'identité, argent, médicaments et numéros utiles réunis en lieu sûr.
## Comment aider une proche victime de violences conjugales ?
Pour aider une proche victime de violences conjugales, le plus utile est d'écouter sans juger, de la croire et de respecter ses décisions, même si elle ne part pas tout de suite. La HAS insiste sur la nécessité d'expliquer ce que sont les violences au sein du couple pour déculpabiliser la victime et l'aider à agir.
Quelques attitudes aident vraiment :
- **Dire que vous la croyez** et que rien ne justifie la violence.
- **Éviter les reproches** (« pourquoi tu restes ? ») qui renforcent la honte.
- **Rester présente** dans la durée, car l'isolement est une arme de l'agresseur.
- **Proposer une aide concrète** : un lieu sûr, l'accompagner chez le médecin, garder un double de ses papiers.
- **Ne pas confronter le partenaire**, ce qui peut augmenter le danger pour elle.
En cas de danger immédiat, appelez le 141 ou les urgences. Prendre soin de vous compte aussi : accompagner une personne victime de violences est éprouvant, et vous pouvez en parler à un professionnel.
## Quel rôle pour le médecin ?
Le médecin est souvent le premier professionnel à qui une victime peut se confier. La HAS recommande aux professionnels de santé de premier recours de demander à toutes leurs patientes si elles subissent ou ont subi des violences, même en l'absence de signes d'alerte, pour faciliter la parole et permettre une prise en charge plus précoce.
Ce questionnement est bien accueilli : selon une [étude de la HAS](https://www.has-sante.fr/jcms/p_3473528/fr/violences-conjugales-la-has-appelle-les-medecins-a-se-saisir-pleinement-du-sujet) menée en 2022 et 2023, 96 % des femmes interrogées jugent qu'un questionnement systématique par le médecin est une bonne chose. Si votre médecin vous pose la question, vous pouvez répondre en toute confidentialité, à votre rythme.
Le psychiatre intervient pour évaluer et soigner les conséquences psychiques : dépression, anxiété, stress post-traumatique, troubles du sommeil ou consommation d'alcool. Il évalue aussi le risque suicidaire et aide à reconstruire l'estime de soi. Notre article [Psychiatre ou psychologue : lequel consulter ?](https://www.drsatlimina.com/psychiatre-ou-psychologue-lequel-consulter/) aide à choisir l'interlocuteur adapté.
## Quels soins pour se reconstruire ?
La psychothérapie aide à comprendre l'emprise et à retrouver confiance en soi.
Les troubles psychiques liés aux violences conjugales se soignent, et la reconstruction est possible, à son rythme. Les soins s'adaptent à ce que la personne vit et à ses besoins, en commençant toujours par sa sécurité. Le tableau ci-dessous relie les principales conséquences décrites par l'OMS aux soins qui peuvent être proposés.
CritèreCe que l'on peut ressentirCe qui peut aider
DépressionTristesse, perte d'envie, culpabilité, fatiguePsychothérapie, traitement si besoin, suivi médical
Stress post-traumatiqueSouvenirs envahissants, cauchemars, sursautsPsychothérapie centrée sur le traumatisme
AnxiétéPeur permanente, tension, crises d'angoisseTCC, techniques d'apaisement, suivi
SommeilInsomnie, réveils nocturnesÉvaluation, conseils et soins adaptés
Que faireIdées suicidaires ou danger immédiat141 (SAMU) ou urgences, sans attendre
La psychothérapie aide à comprendre l'emprise, à se libérer de la culpabilité et à retrouver confiance en soi. Les thérapies cognitives et comportementales travaillent sur les pensées de dévalorisation installées par les violences. Un traitement médicamenteux peut être proposé en cas de dépression ou d'anxiété sévère, toujours prescrit et suivi par un médecin.
Se reconstruire passe aussi par le lien : renouer avec la famille et les amies, reprendre des activités, retrouver une autonomie. Aucun traitement ne doit être commencé ou arrêté seul, et une rechute de tristesse ou d'angoisse après la séparation n'est pas un échec : elle se signale au médecin.
## Et les enfants exposés aux violences ?
Si vous avez des enfants, ils sont eux aussi touchés, même lorsqu'ils ne sont pas frappés. Selon la HAS, toute situation de violence au sein du couple est une situation de maltraitance pour les enfants qui y sont exposés. L'OMS indique que les enfants qui grandissent dans ces familles peuvent souffrir de troubles émotionnels et du comportement.
Protéger les enfants fait partie de votre mise en sécurité. Parlez-leur avec des mots simples, rassurez-les sur le fait qu'ils ne sont pas responsables, et signalez au médecin les changements de sommeil, d'humeur ou de comportement. Un suivi peut les aider à exprimer ce qu'ils ont vécu.
## Quand consulter ?
Consultez dès que vous vous sentez en insécurité dans votre couple, que vous avez peur de votre partenaire, ou que vous ressentez une tristesse, une anxiété ou des troubles du sommeil qui durent. Consultez **rapidement** si vous buvez davantage pour tenir, si vous ne dormez plus ou si vous vous sentez à bout.
En cas de danger immédiat, de blessure ou d'idées suicidaires, c'est une urgence : appelez le **141 (SAMU)** au Maroc ou rendez-vous aux urgences. Notre article sur la [prévention du suicide](https://www.drsatlimina.com/prevention-du-suicide/) explique comment repérer les signes d'alerte et à qui s'adresser.
## Questions fréquentes
### Comment savoir si je suis victime de violences conjugales ?
Posez-vous une question simple : avez-vous peur de votre partenaire ? Les humiliations répétées, le contrôle de vos sorties, de votre téléphone ou de votre argent, l'isolement et les menaces sont des violences conjugales, même sans coups. Si vous vous reconnaissez dans ces situations, parlez-en à une personne de confiance ou à un médecin.
### Les violences psychologiques sont-elles aussi graves que les violences physiques ?
Elles ont des conséquences réelles sur la santé. L'OMS inclut la violence psychologique dans la violence entre partenaires intimes, et celle-ci augmente le risque de dépression, d'anxiété et de stress post-traumatique. La violence psychologique précède aussi souvent les violences physiques. Elle mérite d'être prise au sérieux et soignée.
### Pourquoi je n'arrive pas à partir ?
Ce n'est pas un manque de volonté. La peur, la dépendance financière, l'inquiétude pour les enfants, la honte et l'emprise rendent le départ difficile. Partir se prépare, souvent en plusieurs étapes, avec l'aide de proches et de professionnels. Votre sécurité passe en premier : en cas de danger, appelez le 141.
### Un psychiatre peut-il m'aider même si je reste avec mon partenaire ?
Oui. Vous pouvez consulter à tout moment, que vous restiez, que vous partiez ou que vous hésitiez. Le psychiatre soigne la dépression, l'anxiété ou les troubles du sommeil, évalue le danger, et vous aide à reprendre confiance et à préparer vos décisions, sans jugement et dans la confidentialité.
### Que faire en cas d'idées suicidaires ?
Des idées suicidaires sont une urgence. Appelez le 141 (SAMU) au Maroc ou rendez-vous aux urgences, et ne restez pas seule : prévenez une personne de confiance. Ces idées sont un signe de souffrance intense qui se soigne. Un suivi psychiatrique aide ensuite à traverser cette période.
**Vous vivez des violences dans votre couple, ou vous en gardez des séquelles ? La Dr Mina SATLI, psychiatre à Marrakech (TCC, anxiété, dépression et stress post-traumatique), vous reçoit en cabinet ou en téléconsultation, dans la confidentialité et sans jugement, pour évaluer votre situation et vous aider à vous reconstruire. [Prendre rendez-vous](https://www.drsatlimina.com/contact-psychiatre-marrakech/)**.
**📚 Pour aller plus loin**
- [Stress post-traumatique : symptômes, causes et prise en charge](https://www.drsatlimina.com/stress-post-traumatique-symptomes-prise-en-charge/)
- [Dépression : 10 signes à ne pas ignorer](https://www.drsatlimina.com/depression-10-signes-a-ne-pas-ignorer/)
- [Anxiété généralisée : symptômes et comment la traiter](https://www.drsatlimina.com/anxiete-generalisee-symptomes-traitement/)
- [Harcèlement moral au travail : signes, conséquences et que faire](https://www.drsatlimina.com/harcelement-moral-au-travail/)
- [Prévention du suicide : repérer les signes et savoir comment aider](https://www.drsatlimina.com/prevention-du-suicide/)
### Sources
- [OMS : aide-mémoire « Violence à l'égard des femmes »](https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/violence-against-women)
- [HAS : Repérage des femmes victimes de violences au sein du couple (2019)](https://www.has-sante.fr/jcms/p_3104867/fr/reperage-des-femmes-victimes-de-violences-au-sein-du-couple)
- [HAS : Violences conjugales, la HAS appelle les médecins à se saisir pleinement du sujet (2023)](https://www.has-sante.fr/jcms/p_3473528/fr/violences-conjugales-la-has-appelle-les-medecins-a-se-saisir-pleinement-du-sujet)
- [Haut-Commissariat au Plan : La violence à l'égard des enfants au Maroc (2025, enquête nationale 2019)](https://m.hcp.ma/file/243620)
*Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation médicale.*
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